Faire durer le meilleur de ce que nous a appris la crise COVID 19

Cette crise majeure nous a appris énormément. Que nous étions capables d’entraide, de solidarité, de générosité à un niveau élevé. Que nous sommes capables de travailler sans supervision directe mais qu’on aime aussi venir au boulot … parce qu’au boulot, il y a les collègues. Que nous sommes fragiles, que nos sociétés, comme la plupart des sociétés dans l’histoire, est fragile et pas éternelle.

Cela nous a donné une image très valorisante. Nous l’avions peut-être oublié, perdus dans le rythme effréné du « métro, boulot dodo » mais nous sommes pour une grande majorité capables facilement d’humanité, de courage, d’humilité.

La pression de la crise s’estompe. Le « déconfinement » a été engagé il y a seulement quelques jours et nous voyons monter des colères, des violences, des propos d’une intolérance inouïe.

Je voudrais rappeler deux crises du passé pour que nous gardions le meilleur de la crise et pas le pire.

Haïti 1986 : le dictateur Jean-Claude Duvalier est déchu du pouvoir par la pression populaire. Pendant quelques jours, les gens installent leur salon dans le rue, s’invitent, partagent… puis la violence réapparaît.

Mai 68 : ma mère était jeune étudiante. Engagée au plus près des leaders de la contestation elle a vu qu’ils n’étaient pas si différents de ceux qu’ils critiquaient. Etre vizir à la place du vizir, quitte à bouleverser les institutions pour y arriver. Elle a à ce moment-là pris une décision qui l’a guidée toute sa vie : se changer soi pour changer la société… et pas tenter de changer la société car on peut changer les hommes mais on ne change pas les cœurs.

Qu’avons-nous appris de Gandhi ? Qu’avons nous appris de Martin Luther King ? Qu’avons-nous appris de Nelson Mandela ?

Nous sommes aujourd’hui au pied du mur, pile dans une crise majeure. Est-ce la violence et la colère qui nous guidera ? Est-ce le dialogue, le respect, la solidarité de terrain qui invente et construit sans bruit des solutions efficaces ?

J’ai choisi de construire et de promouvoir le Management Natwani parce que je veux faire ma part, parce que j’y crois.

Nous n’avons pas tous le pouvoir de changer la société. Mais nous avons tous le pouvoir d’élever nos valeurs. Nous avons tous le pouvoir de faire ce que nous croyons juste de faire là où nous sommes et comme nous sommes, avec grandeur d’âme et sans violence.

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