Comment faire adhérer les salariés au projet de l’entreprise ?

i love my team

Source photo : https://www.mylodgevent.com/la-cohesion-d-equipe-et-la-motivation-des-salaries

En sport comme en entreprise, on le sait bien : nulle réussite sans une équipe solide. Comment faire d’individus souvent performants individuellement mais brouillons quand ils sont ensemble une dream team qui réalise avec succès le projet de l’entreprise ?

Première piste : être vrai et transparent sur le projet en question

Il est illusoire de prétendre emmener une équipe vers un point si en fait vous en visez un autre.

Concrètement, « faire de l’argent, garantir la pérennité de la structure etc. » est la vraie préoccupation du top management dans la plupart des entreprises, même associatives, que je connais. Mais ce n’est pas vendeur auprès des salariés (et bénévoles). Alors on habille le projet. On lui « donne du sens ». On le raccroche à des valeurs plus ou moins positives : « mettre l’intérêt du client/usager avant tout », « rendre un service », « être le premier »…

Le problème n’est pas que cela soit éventuellement sincère. Le problème est qu’il n’est pas cohérent de viser deux objectifs différents dans le même projet. Cela s’appelle une injonction paradoxale et rien n’est plus démotivant.

Solution :

  • Soit assumer l’objectif « peu vendeur » et recruter/manager en fonction de cet objectif.
  • Soit rendre aux salariés leur droit à décliner leur travail selon les valeurs qui les motivent. Après tout, eux aussi tiennent à leurs salaires et à la pérennité de la structure. La difficulté à lâcher prise pour le top management tient souvent au fait qu’il ne prend en compte qu’une partie des ressources de l’entreprise. Les finances se rappellent aux dirigeants en permanence par la multitude d’indicateurs, d’échéances, de risques. Pourtant cet argent n’est qu’une (petite) fraction des ressources réelles de l’entreprise : les salariés, les clients/usagers, l’environnement économique, social et naturel sont autant de parties prenantes qui, toutes, contribuent à leur mesure au projet de l’entité. Permettre à ces autres parties prenantes de s’investir vraiment dans l’entreprise est la seule voie pour une réelle durabilité. Dans un match, il y a les joueurs devenus une équipe, l’entraineur, le staff, le stade et les supporters, le « 12e homme » en foot. Quand tous ces éléments vibrent en harmonie, vous rentrez dans l’Histoire.

Deuxième piste : mettre en place le bon contexte

Je construis des maquettes d’avions, de bateaux, en plastique ou en bois. Le secret d’une maquette réussie, c’est

  • d’anticiper la bonne position de chaque pièce dans la construction globale. En général, je la visualise mentalement en 3D en regard des étapes de construction et des autres pièces affectées par elle. Cela me permet par exemple de veiller à la symétrie de 2 pièces diamétralement opposées dans la construction.
  • De se concentrer ensuite sur la cohésion de la pièce concernée avec ses voisines immédiates.
  • Et c’est tout !

Un organigramme d’entreprise est moins utile qu’une matrice de contribution et qu’une machine à café.

Pour la cohésion d’équipe et la construction d’une dream team, je vous renvoie à l’expérience très intéressante de la DRH de Google

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