Choisir / élire

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Choisir est un acte quotidien des managers mais, en cette période d’élection présidentielle, choisir a un poids plus lourd que d’habitude. Alors comment choisissons-nous ?

 

Psycho-physiologie du choix :

Pour choisir, l’être humain possède une aire du cerveau dédiée qui se trouve dans le cortex frontal. Cette zone est la zone du raisonnement, de la flexibilité cognitive (la capacité à s’adapter à une situation nouvelle) et de l’initiation de l’action (capacité à trancher et à démarrer une action).

De fait le processus décisionnel est aussi très lié à l’amygdale, qui, elle, est la zone en charge de l’évaluation émotionnelle de ce que nos sens perçoivent.

Concrètement, nos décisions dépendent :

  • De notre compétence à l’analyse
  • Aux émotions liées aux décisions
  • A notre capacité à trancher et agir.

 

Poids de l’expérience

Notre expérience du choix peut être compliquée. Il se peut que les choix à faire dans notre enfance aient été coûteux, ce qui ne nous incite pas à décider d’être nous-mêmes.

Il se peut que nous restions aussi prisonnières ou prisonniers de notre clan socio-éducatif, ce clan si rassurant mais pourtant enfermant.

Il se peut que nous écoutions le raisonnement ou l’émotion au détriment l’un(e) de l’autre.

Tout choix qui serait fait sur ces bases serait un renoncement, un reniement d’une partie de soi.

Jean-Paul Sartre disait : « Ne pas choisir, c’est encore choisir ». C’est choisir d’abdiquer ce que nous sommes et accepter la régence de ceux qui décideront. Alors même que votre doute vous honore parce qu’il est une prise de conscience, ceux qui décident peuvent être encore prisonniers de leurs faiblesses.

 

Résilience

Choisir peut être libérateur pour soi. Quel soulagement lorsqu’on a pris une décision en accord avec notre âme car c’est bien avec notre âme que nous sommes en accord et pas avec une solution tierce!

Choisir tel ou tel n’est pas lourd si l’on sait qui on est. Après tout, quand vous choisissez, vous ne choisissez pas un(e) sauveur, ni une solution. Vous choisissez votre positionnement dans un monde qui change.

 

Se changer pour changer le monde

Ma mère était étudiante en mai 68. Elle a fait partie des premières heures du mouvement. Ayant eu rapidement la conviction que les leaders du mouvement étaient eux-mêmes à la recherche du même pouvoir que celui qu’ils voulaient renverser, elle a abouti à un autre modèle de vie. Ce modèle l’a guidée toute sa vie : « ce n’est pas la société qu’il faut changer, mais soi-même ».

Votre choix ne change pas forcément le monde autour de vous. Par contre, il vous change à coup sûr. Il vous montre à vous-même qui vous voulez être. Il vous montre la noblesse, la grandeur d’âme que vous ambitionnez pour vous-même. Il fait de vous une actrice/ un acteur de votre destin. Votre choix  est le premier pas de la transformation de vous-même pour incarner le monde que vous souhaitez voir advenir.

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